Sur le Temps

Et que coule, l’entraînant, l’affranchi courant.

Qu’il tourne et vous prenne, adorables fidèles,

Qu’il sème au vent les rires d’enfants.

Que l’antan au  présent se mêle.

Les vers qu’hier avait vu prononcer,

S’étonneront de l’écho des demains,

Des cœurs, des larmes qui leur sont liés,

Qu’ils vibrent, qu’ils vibrent enfin.

Précipitent ensemble les risibles ardeurs,

Des mystiques envolées, des rappels influents,

Liant à ma peur la folie des heures,

L’éphémère brûlant que me livre le Temps.

Si toujours le présent se discerne sur mon seuil,

En amant acharné aux toniques de mes aubes,

C’est en frère, c’est en sœur, au bel œil,

Qu’il répond aux cries de mon futur probe.

 

Gautier Veret

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